Dans le miroir d’Alice

NOTE D’INTENTION

Le metteur en scène Miguel Borras et moi-même avons souhaité réunir la classe théâtre d’un collège, des élèves de conservatoire, une chanteuse et des musiciens particulièrement aguerris au répertoire contemporain, afin de proposer une adaptation originale du texte de Lewis Carroll, où les questions du devenir et du grandir sont essentielles : il nous a semblé opportun d’y répondre en proposant une pièce où se côtoient jeunes et adultes, amateurs et professionnels.

La musique est présente dans neuf des douze scènes, ouvre et conclut le spectacle.

La nomenclature (voix, deux violons, deux clarinettes, une percussion, une harpe, une guitare) a été imaginée à la fois pour restituer les dimensions oniriques, décalées, surréalistes du texte de Lewis Carroll et pour permettre aux jeunes musiciens (1 violon, 1 clarinette, harpe et guitare) de s’aventurer sur les chemins de la création encadrés par leurs aînés.

Le projet musical vise à concilier l’homogénéité du style et une diversité d’expressions, d’univers sonores qui épousent le projet scénique.

Ainsi la dominante onirique et poétique (portée par les sonorités d’un vibra prototype, qui inclut des lames en quart de ton, avec lequel fusionne les autres couleurs instrumentales), n’exclut pas le passage par des comptines déjantées ou l’évocation de musique klezmer.

La chanteuse a un rôle central car elle crée le lien entre le texte porté par les jeunes comédiens et l’univers musical dont elle reflète la versatilité par ses diverses vocalités.

Comme les instrumentistes, elle est dotée d’accessoires qui appuient dans certaines scènes les aspects loufoques du texte et apportent une fantaisie qui contribue au rythme d’un spectacle dont la musique est un personnage à part entière.

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